samedi 3 mai 2014

IPv6 pour les Nuls : Théorie

Dans cette article nous allons revenir sur la théorie de base à connaitre sur l’IPv6.

1)     Introduction à IPv6

 Le protocole IP a été conçu, il y a plus d’une vingtaine d’années, pour connecter des millions d’ordinateurs. Depuis quelques années, IP est victime de son succès et ne permet plus de répondre à la demande de connexion de milliards de machines informatisées dont disposeront les internautes de demain.  Même si ce nombre peut paraitre très élevé, cela ne suffit pas à assigner une adresse à toutes les machines existantes. S’en est suivit la séparation entre IP privées et publiques, et l’arrivé du NAT.
Mais aujourd’hui, cela  ne suffit plus.
Presque toutes les IPv4 ont été assignées.
L’arrivée d’IPv6 va permettre de corriger ce problème, tout en apportant certaines nouveautés.
 Savez-vous combien d’IPv6 différentes il est possible de générer ?
Voici une représentation de ce chiffre : environ 67 milliards de milliards d’adresses … par mm² de surface terrestre !
Autant dire qu’il sera difficile d’atteindre la pénurie !
Le nombre est si grand, que seul 15% des IP seront exploitées dans un premier temps (ce qui ne veut pas dire que les 15% seront assignées).
 Mais l’augmentation du nombre d’adresse n’est pas le seul avantage de l’IPv6.
Plusieurs autres innovations sont de la partie :
  • Fin du NAT : plus d’IP privée (chaque machine aura sa propre IP)
  • IPSEC supporté de base
  • IP mobile : une machine peut garder sont IP quand elle se déplace
  • Un Header plus simple
  • Adresse auto configurée
  • Disparition du Broadcast
  • Disparition d’ARP (mais remplacée par Neighbor Discovery)

2)     Structure d’une IPv6

 Une IPv6 est codée sur 128 bits (contre 32 pour une IPv4).
Elle est composée de 8 groupes de 16 bits.
En voici un exemple : 
2001:0048:0000:0000:1D00:1111:0B48:1111
L’adresse n’est plus en décimale, mais en hexadécimal.
Etant donné qu’une IPv6 est bien plus compliquée à écrire qu’une IPv4, il est possible de la résumer.
La première chose à faire est de supprimer les groupes de « 0 » consécutifs.
L’adresse précédente devient donc :
2001:0048::1D00:1111:0B48:1111
Les groupes de « 0 » supprimés sont remplacés par un « :: »
Attention tout de même, il n’est pas possible de réaliser cette opération plusieurs fois.
Par exemple, il n’est pas possible de résumer l’adresse suivante de cette manière :
2001:AAAA:0000:0000: BBBB:0000:0000:1111 -> 2001:AAAA::BBBB::1111
Il faut donc choisir le plus grand groupe de « 0 », et le supprimer.
 Ensuite, il faut supprimer tous les « 0 » en début de groupe :
L’adresse précédente (2001:0048::1D00:1111:0B48:1111) devient alors :
2001:48::1D00:1111:B48:1111
Les « 0 » en fin de groupes doivent être conservés.
Nous sommes donc passés de ça :
                                         2001:0048 :0000:0000:1D00:1111:0B48:1111
A ça :                                       2001:48::1D00:1111:B48:1111
Bien plus simple à écrie n’est-ce pas ?

3)     Entête IPv6

 Voici à quoi ressemble l'entête IPv6 :
Vous remarquerez qu’il est bien plus simple que celui d’IPv4.
Le nombre de champs a été largement réduit.
Voici le détail :
  • Version : version d’IPv6, toujours à 6
  • Traffic Class : utile pour la QOS. Permet de distinguer les sources qui doivent disposer de contrôle de flux, par rapport aux autres. Une valeur de 0 à 7 est donnée aux sources capables de ralentir leur débit. Une valeur de 8 à 15 est donnée aux sources qui doivent disposer d’un débit constant (VOIP, vidéo, etc…). Ainsi, en cas de congestion, le routeur pourra prioriser le trafic des sources ayant le Traffic Class le plus faible.
  • Flow Label (optionnel) : permet de traiter un flux différemment dans le réseau. Un numéro aléatoire est choisi par la source, et sera gardé pour tous les paquets allant à une certaine application de la destination. Les routeurs pourront alors traiter ces données-là de manière différente. Exemple : temps réelle.
  • Payload Length : taille de la charge utile (permet au routeur de reconnaitre la fin du paquet)
  • Next Header : identifie le type du Header suivant  (TCP, UDP, ICMP, ou simple extension IPv6)
  • Hop Limit : similaire au TTL de l’IPv4
  • Source Address : Adresse IP source du paquet
  • Destination Address : Adresse de destination du paquet
Le nombre réduit de champs par rapport à l’IPv4 allège le travail des routeurs, car ils ont moins d’informations à traiter. 
Cela améliore aussi la sécurité (moins d’informations vitales qui transitent).
Autre nouveauté dans IPv6, il est possible d’utiliser des extensions. Ce sont en fait des Header qui sont placés après le Header IPv6, et avant le Header de la couche 4 (TCP, UDP, etc…)
Le champ Next Header permet de les identifier.
Voici la liste des extensions possibles :

Ces extensions peuvent se combiner entre elles.
Par exemple, pour de l’IPSec : Destination Option, AH et ESP. 

4)     Les 3 types de communication

 Voyons maintenant les trois types de communications en IPv6.
Vous le savez, en IPv4 nous avions ces trois types là :

  • Unicast
  • Broadcast
  • Multicast

En IPv6, le Broadcast a disparu. 
Nous avons alors les trois types de communication suivants :

  • Unicast : One To One
  • Multicast : On To Many
  • Anycast : One To Nearest (ou One to One Of Many)

 Pas de changement pour les deux premiers par rapport à IPv4.
L’Anycast fonctionne un peu comme le Multicast.
Une IP unique représente plusieurs interfaces.
Par contre, quand un paquet est envoyé sur une IP Anycast, il est en réalité envoyé à l’interface la plus proche.
Au passage, voici certains ranges Multicast en IPv6 :
  • FFx2 ::/16 : Ne peut pas être routé (équivalent de 224.0.0.0 /24) Utile pour les MAJ de routage
  • FF02 ::5 : OSPF
  • FF02 ::9 : RIP
  • FF02 ::a EIGRP
 5)     Les 3 types d’adresses
  •   Link-Local Address :

Ce type d’adresse est valide uniquement pour les interfaces connectées sur le même lien (c’est-à-dire sans passer par un routeur).
Exemple : lien PPP, Ethernet etc…
Il n’est donc pas possible de router un paquet ayant ce type d’adresse. 
Ce type d’adresse est utilisé pour la découverte de voisin (Neighbor Discovery en remplacement d’ARP), la configuration automatique d’adresse globale, l’échange d’infos pour les protocoles de routage, etc…
Ces IP doivent bien sûr être uniques. 
Le préfix d’une telle IP est : FE80 ::/64 (soit FE80:0000:0000:0000) jusqu’à FEBF ::/64 
En général, elle est auto-configurée (grâce à une combinaison du préfix et de l’adresse MAC) 

  • Site-Local Address :

Ce type d’adresse n’est plus utilisée.
Il s’agissait plus ou moins d’une IPv6 privée.
Mais comme nous l’avons dit, l’IPv6 a fait disparaitre cette notion de privé / publique.
Donc finalement, ce type d’adresse n’a plus vraiment d’intérêt. Le préfix est va de FEC0::/64 à FECF::/64 

  • Global Address :

C’est le type d’adresse qui nous intéresse le plus.
Celle-ci est routable sur internet. 
Elle est découpée en plusieurs parties : 
Les premiers 48 bits correspondent au préfix global. Il vous est attribué par votre FAI.
Les prochains 16 bits correspondent au Subnet ID, ce qui vous permet de créer des sous réseaux.
Les derniers 64 bits représentent l’interface 
Il est donc simple pour une interface de configurer cette IP automatiquement.
Pour cela, elle récupère le préfix global avec le Subnet ID, puis elle y ajoute l’interface ID (calculé à partir de l’adresse MAC). Le préfix va de 2000 à 3FFF.
 6)     Transition vers IPv6
 L’IPv6 est de plus en plus présente. Mais comment se fait la transition ?
Il n’est malheureusement pas possible de passer tous les réseaux à l’IPv6 en un jour.
 Vous l’aurez donc deviné, il est nécessaire de faire cohabiter l’IPv4 et l’IPv6.
 Aussi, pour assurer la cohabitation, différentes technologies existent.
Voyons trois d’entre elles. 

  • Le Dual-Stack

Cette technique est l’une des meilleures.
Le principe est simple. Le routeur fonctionne à la fois en IPv4 et en IPv6.
Il peut donc faire transiter du trafic en IPv4 ou en IPv6 selon la source / destination. 
Si possible, les machines utiliserons IPv6 pour communiquer, et sinon, l’IPv4. 
En pratique, voilà à quoi cela peut ressembler :
Vous pouvez voir que le routeur fonctionne en IPv4 ou en IPv6 selon la source.
Les interfaces posséderont donc 2 IP. 

  • Tunneling

Si vous êtes contraint de passer par un réseau IPv4 pour connecter des réseaux IPv6 (ou inversement), le tunneling est une solution envisageable. 
On parle de « 6 to 4 » quand des paquets IPv6 passent dans un tunnel à travers un réseau IPv4.
On parle de « 4 to 6 » quand des paquets IPv4 passent dans un tunnel à travers un réseau IPv6. 
Prenons l’exemple de 6 to 4.
Les paquets IPv6 seront encapsulés dans un paquet IPv4 le temps du passage dans le réseau IPv4.
Le protocole utilisé pour le tunnel est GRE. 
Voici un exemple d’implémentation :

  • NAT-PT (NAT Protocol Translation)

Dernière solution abordée, le NAT. 
Cette solution n’est pas à utiliser si l’une des deux autres solutions précédentes est possible. 
Le but du NAT-PT est de connecter un réseau IPv6 directement à un réseau IPv4 (ou inversement). 
Le routeur se charge de changer les IP sources et destinations des paquets.
Voici un exemple d’implémentation :
7) Routage 
Les principes des protocoles de routage n’ont pas changé avec IPv6. Les travaux ont consisté en 
l’adaptation des protocoles existants au format des adresses. Ces protocoles profitent des propriétés 
maintenant incluses dans IPv6 comme l’authentification ou le multicast. Comme dans IPv4, on distingue 
le routage interne et le routage externe.  
  •  Routage interne  

Les protocoles dits de routage interne permettent une configuration automatique des tables de routage. Les routeurs découvrent automatiquement la topologie du réseau et déterminent le plus court chemin pour atteindre un réseau distant. En plus protocoles propres aux constructeurs de routeurs, il existe deux  protocoles conçus par l’IETF : RIPng et OSPng. 
 RIPng est très proche de RIP utilisé dans IPv4. C’est un protocole de la famille “distant vector”. Dans ce protocole les routeurs s’échangent périodiquement leurs tables de routage. A la réception d’une table de routage, un routeur met à jour sa table sur la base des nouvelles données reçues. Si un routeur tombe en panne ou si une ligne tombe en panne, les autres routeurs ne recevant plus d’informations de ce routeur suppriment l’entrée correspondante à ce routeur de leur table de routage. 
 Le deuxième protocoles, OSPF (Open Shortest Path First), fait partie des protocoles dits “plus court 
chemin”. Il est plus efficace que le premier, mais il est difficile à mettre en œuvre. Ce protocole est fondé sur les principes suivants : 
- inondation fiable du réseau qui permet à chacun des routeurs de posséder une copie des configurations de tous les autres routeurs et peuvent alors calculer le plus court chemin entre deux points du réseau, 
- pour éviter le recalcul fréquent de toutes les tables de routage, OSPF offre la possibilité de découper le réseau en aires. Une aire principale (appelée backbone) doit pouvoir relier toutes les autres aires. Les modifications de tables de routage se limitent, le plus possible, à des aires  particulières
  • Routage externe 

 Le terme externe vient du fait qu’il s’agit d’un échange de tables de routage entre deux domaines  d’administration distincts, généralement entre un client et un fournisseur, un fournisseur et son  transporteur international ou entre fournisseurs et transporteurs internationaux. 
En IPv4, la notion de domaine d’administration est représentée par un numéro de système autonome (AS : Autonomous System). Il n’est pas clair que cette notion soit utile en IPv6 puisque dans un plan  d’adressage hiérarchique, le préfixe peut jouer une notion équivalente au numéro AS.  
Avec un protocole de routage externe, il ne s’agit pas de trouver la topologie du réseau, mais d’échanger des informations d’accessibilité explicite entre routeurs pour le faire. Toute annonce du réseau par un domaine implique qu’il accepte de router les paquets vers cette destination. Le protocole retenu pour IPv6 est BGP-4+ identique à BGP-4 utilisé dans IPv4.

mercredi 30 avril 2014

Configuration du DHCP et NAT




Tache 1 : Configurer les routes statique et les routes par défauts au niveau de l’intranet de la société ABC :
Routeur R1 :
R1(config)#ip route 192.168.30.0 255.255.255.0 10.10.10.2
R1(config)#ip route 10.10.9.0 255.255.255.252 10.10.10.2
R1(config)#ip route 192.168.20.0 255.255.255.248 10.10.10.2
R1(config)#ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 10.10.10.2
Routeur R2
R2(config)#ip route 192.168.10.0 255.255.255.0 10.10.10.1
R2(config)#ip route 192.168.11.0 255.255.255.0 10.10.10.1
R2(config)#ip route 192.168.30.0 255.255.255.0 10.10.9.1
R2(config)#ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 209.165.200.226
Routeur R3
R3(config)#ip route 192.168.20.0 255.255.255.248 10.10.9.2
R3(config)#ip route 192.168.10.0 255.255.255.0 10.10.9.2
R3(config)#ip route 192.168.11.0 255.255.255.0 10.10.9.2
R3(config)#ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 10.10.9.2

Tache 2 : Configuration d’un serveur DHCP au niveau de R2:
L’objectif de cette tâche est que les périphériques présents sur les réseaux 192.168.10.0/24 , 192.168.11.0/24 et 192.168.30.0/24 demandent à R2 des adresses IP via le protocole DHCP.
Étape 1 : exclusion des adresses attribuées de manière statique
Le serveur DHCP suppose que toutes les adresses IP d’un groupe d’adresses DHCP peuvent être affectées à des clients DHCP. Vous devez spécifier les adresses IP que le serveur DHCP ne peut affecter aux clients. Il s’agit généralement d’adresses statiques réservées à l’interface des routeurs, à la console de gestion des commutateurs, aux serveurs et aux imprimantes du réseau local. La commande ip dhcp excluded-address empêche le routeur d’attribuer les adresses IP présentes dans la plage configurée.
R2(config)#ip dhcp excluded-address 192.168.10.10
R2(config)#ip dhcp excluded-address 192.168.10.1
R2(config)#ip dhcp excluded-address 192.168.11.10
R2(config)#ip dhcp excluded-address 192.168.11.1
Étape 2 : configuration du pool
Créez le pool DHCP à l’aide de la commande ip dhcp pool et nommez-le R1Fa0.
R2(config)#ip dhcp pool R1Fa0/0
R2(dhcp-config)#network 192.168.10.0 255.255.255.0
Configurez le routeur par défaut et le serveur de noms de domaine du réseau. Les clients reçoivent ces paramètres via le protocole DHCP, de même qu’une adresse IP.
R2(dhcp-config)#default-router 192.168.10.1
R2(dhcp-config)#DNS-server 88.88.88.88
Étant donné que les périphériques du réseau 192.168.11.0/24  et 192.168.30.0/24 requièrent également que R2 leur fournissent des adresses, vous devez créer un pool distinct pour répondre à leurs besoins. Les commandes utilisées sont similaires à celles présentées ci-dessus :
R2(config)#ip dhcp pool R1F0/1
R2(dhcp-config)#network 192.168.11.0 255.255.255.0
R2(dhcp-config)#DEFault-router 192.168.11.1
R2(dhcp-config)#DNS-server 88.88.88.88

R2(config)#IP DHCp pool R3F0/0
R2(dhcp-config)#network 192.168.30.0 255.255.255.0
R2(dhcp-config)#default-router 192.168.30.1
R2(dhcp-config)#DNS-server 88.88.88.88
Étape 3 : configuration d’un agent relais DHCP
Les services réseaux tels que le protocole DHCP fonctionnent via les diffusions de couche 2. Si les périphériques fournissant ces services se trouvent sur un sous-réseau différent de celui des clients, ils ne peuvent pas recevoir les paquets de diffusion. Étant donné que le serveur DHCP et les clients DHCP ne figurent pas sur le même sous-réseau, vous devez configurer R1 pour qu’il transmette les messages de diffusion DHCP à R2, qui correspond au serveur DHCP, à l’aide de la commande de configuration d’interface ip helper-address.
R3(config)#INT F0/0
R3(config-if)#ip helper-address 10.10.9.2
R1(config)#INT F0/0
R1(config-if)#ip helper-address 10.10.10.2
R1(config-if)#exit
R1(config)#int f0/1
R1(config-if)#ip helper-address 10.10.10.2
R2#SHOW IP DHCP BInding
La commande show ip dhcp binding renvoie des informations sur les adresses DHCP actuellement attribuées
IP address            Client-ID/              Lease expiration        Type
                        Hardware address
192.168.10.2      0004.9AD8.83A8                   --                   Automatic
192.168.11.2      00E0.A31A.E050                   --                  Automatic
192.168.30.2     0001.966C.A561                      --                  Automatic
192.168.30.3     00E0.F957.94CD                   --                   Automatic

Tâche 3 : configuration de la traduction d’adresses de réseau (NAT) statique
Étape 1 : mappage statique d’une adresse IP publique à une adresse IP privée
 Les hôtes externes situés derrière FAI peuvent accéder au serveur web (hébergé au niveau de la société) connecté à R2. Désignez de manière statique ladresse IP publique 77.77.77.77 comme adresse à utiliser lors de la traduction dadresses de réseau pour associer les paquets à ladresse IP privée du serveur WEB, à ladresse 192.168.20.2.
R2(config)#ip nat inside source static 192.168.20.2 77.77.77.77
Étape 2 : désignation des interfaces de traduction d’adresses de réseau internes et externes
 Pour que la traduction dadresses de réseau puisse fonctionner, vous devez désigner les interfaces internes et les interfaces externes.
R2(config)#interface serial 0/1/0
R2(config-if)#ip nat outside
R2(config-if)#interface fa0/0
R2(config-if)#ip nat inside
Etape 3 : Mappage statiques des serveurs hebegé au niveau ISP
Les serveyrs  hebergé au niveau du  FAI doivent avoir des adresse ip public fixe pourque tous les internautes peuvent accéder a leurs services , au niveau du routeur du FAI il faut faire le mappage statique (traduction d’adresses privé/public) .
ISP(config)#IP NAT inside source static 192.168.10.3 88.88.88.88
ISP(config)#IP NAT inside source static 192.168.10.2 66.66.66.66
ISP(config)#int fa0/0
ISP(config-if)#ip nat inside
ISP(config-if)#int s0/0/0
ISP(config-if)#ip nat outside
ISP(config-if)#exit
Tâche 4 : configuration du routage statique au niveau du ISP
ISP fait appel au routage statique pour accéder aux réseaux situés au-delà de R2. Cependant, avant denvoyer le trafic vers ISP, R2 traduit les adresses privées en adresses publiques. Par conséquent, il est nécessaire de configurer sur ISP les adresses publiques impliquées dans la configuration de la traduction dadresses de réseau de R2. Indiquez la route statique suivante sur ISP :
ISP(config)#ip route 77:77:77:77 255.255.255.255 serial 0/0/0

Tache 5 : vérification de la configuration de la traduction d’adresses de réseau statique
Tâche 6 : configuration d’un pool d’adresses pour la traduction d’adresses de réseau dynamique
Tandis que la fonction NAT statique fournit un mappage permanent entre une adresse interne et une adresse publique spécifique, la fonction NAT dynamique mappe des adresses IP privées avec des adresses publiques. Ces adresses IP publiques proviennent d’un pool NAT (pool de traduction d’adresses de réseau).
Étape 1 : définition d’un pool d’adresses globales
Créez un pool d’adresses à utiliser pour la traduction des adresses source correspondantes. La commande suivante crée un pool appelé MY-NAT-POOL, qui convertit les adresses correspondantes en une adresse IP disponible dans la plage 209.165.200.241 - -209 165 200 246.
R2(config)#ip nat pool MY-NAT-POOL 209.165.200.241 209.165.200.246 netmask 255.255.255.248

Étape 2 : création d’une liste de contrôle d’accès étendue permettant d’identifier les adresses internes traduites
 R2(config)#ip access-list extended NAT
R2(config-ext-nacl)#permit ip 192.168.10.0 0.0.0.255 any
R2(config-ext-nacl)#permit ip 192.168.11.0 0.0.0.255 any
R2(config-ext-nacl)#permit ip 192.168.30.0 0.0.0.255 any
Étape 3 : établissement d’une traduction de source dynamique par association du pool à la liste de contrôle d’accès
Un routeur peut disposer de plusieurs pools de traduction dadresses de réseau et de plusieurs listes de contrôle daccès. La commande suivante indique au routeur le pool dadresses qui doit être utilisé pour convertir les hôtes autorisés par la liste de contrôle daccès.
R2(config)#ip nat inside source list NAT pool MY-NAT-POOL
Étape 4 : désignation des interfaces de traduction d’adresses de réseau internes et externes
Vous avez déjà désigné les interfaces internes et externes de votre configuration de traduction dadresses de réseau statique. Ajoutez maintenant linterface série s0/0/0 connectée à R2 (pour les réseaux 192.168.10.0 et 192.168.11.0) et S0/0/1(pour le réseau 192.168.30.0) comme interface interne.
R2(config)#int s0/0/0
R2(config-if)#ip nat inside
R2(config-if)#int s0/0/1
R2(config-if)#ip nat inside
R2(config-if)#int s0/1/0
R2(config-if)#ip nat outside
Etape 5 : configuration du routage statique au niveau du ISP
FAI fait appel au routage statique pour accéder aux réseaux situés au-delà de R2. Cependant, avant denvoyer le trafic vers FAI, R2 traduit les adresses privées en adresses publiques. Par conséquent, il est nécessaire de configurer sur FAI les adresses publiques impliquées dans la configuration de la traduction dynamique dadresses de réseau de R2. Indiquez la route statique suivante sur FAI :
ISP(config)#ip route 209.165.200.240 255.255.255.240 serial 0/0/0

Étape 6 : vérification de la configuration
Envoyez une requête ping au routeur ISP à partir de PC1 ou de l’interface Fast Ethernet de R1, en utilisant une commande ping étendue. Vérifiez ensuite la fonction NAT en exécutant les commandes show ip nat translations et show ip nat statistics sur R2.

Tâche 7 : configuration de la surcharge de la fonction NAT
Dans l’exemple précédent, que se passerait-il si vous deviez utiliser un nombre d’adresses IP publiques supérieur aux six adresses autorisées dans le pool ? __________________________________________________________________________________
 Grâce au suivi des numéros de port, la fonction de surcharge de traduction dadresses de réseau permet à plusieurs utilisateurs internes de réutiliser une adresse IP publique. Dans le cadre de cette tâche, vous supprimerez le pool et linstruction de mappage configurés au cours de la tâche précédente. Vous configurerez ensuite la surcharge de traduction dadresses de réseau sur R2, de manière à ce que toutes les adresses IP internes soient traduites en une adresse associée à linterface S0/0/1 de R2 lors de la connexion à un périphérique externe.
Étape 1 : suppression du pool de traduction d’adresses de réseau et de l’instruction de mappage
Utilisez les commandes suivantes pour supprimer le pool de traduction dadresses de réseau et lassociation à la liste de contrôle daccès.
R2(config)#no ip nat inside source list NAT pool MY-NAT-POOL
R2(config)#no ip nat pool MY-NAT-POOL 209.165.200.241 209.165.200.246 netmask 255.255.255.248
Si vous recevez le message suivant, effacez vos traductions dadresses de réseau. %Pool MY-NAT-POOL in use, cannot destroy R2#clear ip nat translation *
Étape 2 : configuration de la traduction d’adresses de port sur R2 à l’aide de l’adresse IP publique de l’interface série 0/1/0
 La configuration est similaire à une traduction dadresses de réseau dynamique, mais au lieu dun pool dadresses, cest le mot clé interface qui est utilisé pour identifier ladresse IP externe. Par conséquent, aucun pool de traduction d’adresses de réseau n’est défini. Le mot clé overload permet d’ajouter le numéro de port à la traduction. Comme vous avez déjà configuré une liste de contrôle daccès pour identifier les adresses IP internes à traduire ainsi que les interfaces internes et externes, il ne vous reste plus quà configurer la commande suivante : R2(config)#ip nat inside source list NAT interface S0/1/0 overload
Étape 3 : vérification de la configuration
Envoyez une requête ping au routeur FAI à partir de PC1 ou de l’interface Fast Ethernet de R1, en utilisant une commande ping étendue. Vérifiez ensuite la fonction NAT en exécutant les commandes show ip nat translations et show ip nat statistics sur R2.


Tâche 8 : configuration de routeur 4 afin que l’internaute puissent se connecter au différents serveur public (utilise la surcharge NAT pour la traduction)